LES ALLUMETTES SUEDOISES

Publié le par COQUELI-SO

livre-jungle.jpgSujet délicat de parler de l' obésité enfantine sans se faire taper sur les doigts.

D'abord parce que le mythe de la mère nourricière est ancrée au plus profond de nous-même. C'est viscéral, et aucune mère au monde ne supporte qu'on fasse de réflexion sur la façon qu'elle a de nourrir son enfant. 

D'autre part, parce que les obèses souffrent de discrimination au sein même de cette société qui ne sait que nous apprendre à travailler plus pour gagner plus, produire et reproduire encore, consommer et consommer encore, à grand renfort de matraquages publicitaires ...

Parce que les parents eux-mêmes ne sont plus vraiment des références parentales telles qu'on pouvaient les voir dans les générations précédentes ... mi-adultes, mi-ados, ils succombent eux-mêmes aux appels de la consommation excessive. 

Mais qu'est-ce qui a fait que la tendance s'est à ce point inversée ? Si vous lisez Zola 'Le ventre de Paris", les gros sont riches et bien nourris, les pauvres sont pâles, maigres, malades ... 

Aujourd'hui, on met l'obésité sur le compte de la précarité, les riches auraient les moyens de mieux se nourrir ... à condition d'en avoir conscience (voir la vidéo ci-dessous), parce que :

* Mettre un ordinateur, ou une télévision dans la chambre d'un enfant, quel sens cela a t-il ? 
* Lui remplir  un caddie de boissons gazeuses sucrées, de biscuits, de céréales à petit déjeuner, de bonbons, le laisser se servir, quel sens cela a t-il ?
* Lui offrir le dernier cri du jeu virtuel, ou le dernier jean's à la mode téléréalité, l'emmener chez le coiffeur pour un brushing, quel sens cela a t-il ? 
* Le traîner dans les magasins pendant les soldes en lui offrant au fur et à mesure de nos pérégrinations des sucreries pour qu'il supporte sagement, quel sens cela a t-il ? 

Ce "manque" qui nous assaille tous à un moment où à un autre, nous tentons vainement de le combler par un achat compulsif : 
"On nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
D'en avoir plein nos armoires
Dérision de nous dérisoire
"
(Alain SOUCHON)



TOXIC - L'INTERVIEW 

Deux phrases clés dans ce reportage : "les vrais coupables, c'est nous", "manger, c'est voter". 

Serait-il fini le temps où les enfants ressemblaient à des allumettes suédoises ? 

Publicité

Publié dans SUJETS SERIEUX

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article